COMME UN CHAT NOIR AU FOND D'UN SAC

Un film de Stéphane Elmadjian

Produit par Agiti Films

Durée : 87 minutes

Une femme, Isaline revient à Athènes sur les traces d’un souvenir douloureux, d’un amour disparu. Quelques années plus tôt, elle a subi dans cette ville l’épreuve la plus difficile de son existence. Au milieu de ce chaos urbain qu’est la ville d’Athènes, elle tente de comprendre pourquoi Samuel a eu ce geste insensé. Qu’avait-il vécu en Yougoslavie qui lui ait ainsi fait perdre la raison ? Isaline se demande comment… Et surtout « qui » peut-on renaître de la perte d’un être ? Isolée dans une chambre d’hôtel vétuste, elle écrit un long poème, avec la télévision comme seule fenêtre ouverte vers l’extérieur.

Elle tisse un lien entre son drame et celui du monde.

Ce monde que nous voyons dans les médias est celui qu’on veut bien nous montrer. Nous disposons de très peu d’information pour bien analyser les situations conflictuelles qui parsèment le monde de son lot d’exactions et d’horreurs. Nous sommes une masse ignorante et impuissante. Ne pas souffrir devant les images d’horreurs que l’on voit quotidiennement à la télé, ne pas reculer devant elles, ne pas chercher à abolir ce qui provoque ce désastre, ce carnage seraient les réactions d’un monstre moral. Notre échec est celui de l’imagination, de l’empathie : nous n’avons pas réussi à garder cette réalité présente à l’esprit. Nous vivons un traumatisme permanent, inconscient. Traumatismes sur traumatismes, l’effroi l’emporte sur un combat possible. Comment ne pas vouloir mourir quand plus rien ne nous paraît légitime, mer de sang, océan de malheur ?


Isaline elle, pour s’en sortir, combat la désespérance pour l’espérance.


Qui, quoi lui apportera une consolation qui sera plus qu’une consolation, plus grande qu’une philosophie, c’est à dire une raison de vivre ?